30 novembre 2015

S'inspirer d'autres coureuses... MerVeilleuses

Aujourd'hui je voudrais vous parler d'un groupe fantastique qui joue un rôle important dans mon quotidien. Il s'agit de Karine et ses Mères-veilleuses.

Logo des Mères-Veilleuses de Karine Champagne
Le logo des Mères-Veilleuses.
Crédit image: jesuismv.com
Je ne sais plus trop comment je l'ai découvert, il y a quelques mois déjà. Je crois que c'est en fouillant sur les sites web de course à pied, lorsque ma passion se confirmait et que je cherchais plein d'informations sur les techniques, les expériences, les conseils...

Il y a un site, jesuismv.com, et un groupe Facebook où plus de 26 000 femmes s'encouragent, se confient, se motivent, s'entraident, se stimulent, se soutiennent, se conseillent.

Le slogan des MV: D'la marde, je suis partie courir!

Il me parle! Pas tellement parce que je me défoule avec la course, mais parce que c'est une façon de se prioriser, de mettre de côté le négatif qui nous envahit et de prendre soin de soi pour être capable d'y faire face. Comme le disent les MV, "on se met à l'horaire"!

Le groupe est une idée de Karine Champagne. Elle écrit sur le site web:

L'histoire des MV, commence par une énième bulle dans mon cerveau !
Biok+ m'a offert de représenter leur entreprise en allant grimper le Kilimandjaro.
En échange je devais amasser 4 000$ pour la fondation de l'Institut Armand-Frappier.
Comment trouver les dons ?
En proposant sur FB de motiver des femmes afin de participer à une course à pied !
Je m'engageais à les motiver, les inspirer
et à leur donner une conférence la veille de la course.
50 femmes ont répondu à l'appel.
Une des plus belles journées de ma vie.
Le début d'un grand mouvement !


De 50 femmes à plus de 26 000 (près de 27 000 au moment d'écrire ceci!)... L'initiative de Karine répond à un grand besoin d'entraide, de solidarité, d'honnêteté, de compréhension, de confiance, d'appartenance.

Rassemblement des Mères-Veilleuses de Karine Champagne en 2014
Rassemblement de Mères-Veilleuses en mai 2014
Crédit photo: jesuismv.com
Peu importe l'heure, il y a toujours quelqu'un en ligne sur le groupe Facebook, prêt à te soutenir, à t'encourager, à te féliciter, à te rassurer... Et ce, toujours sans jugement, avec respect. Le soutien des MV est instantané et inconditionnel.

L'appartenance est plus souple qu'avec un groupe de soutien local: pas de rencontre à heure fixe, pas de compte à rendre, aucune obligation! On peut partager nos moments difficiles immédiatement... ainsi que nos victoires, nos bonheurs et nos réflexions cocasses!

Elles ne sont pas toutes coureuses. Il y a des marcheuses, des amateures de crossfit, des randonneuses, des pédaleuses, des joggeuses, des boxeuses, des pagayeuses, etc. Et aussi des femmes qui cherchent simplement à prendre quelques minutes pour elles-mêmes, pour souffler, pour trouver un peu d'équilibre.

Il n'est pas question de performance, mais de plaisir et de bonheur. D'ailleurs, c'est d'elles que vient l'expression "courir au pace du bonheur".

Pour moi, ce groupe est une source de motivation puissante. Les fois où je me sens lâche, je lis quelques messages, je vois l'épanouissement de ces femmes qui se prennent en charge et qui en sont fières et... magie! J'enfile ma tenue de course, je lace mes espadrilles et je pars.

Je pense parfois à elles lorsqu'une sortie est difficile; je me sens moins seule dans mon épreuve et ça m'aide à persévérer.

Même lorsque ça va bien, je vais faire un tour sur le groupe au moins une fois par jour (je suis accro aux réseaux sociaux, je l'avoue!). Je lis les messages les plus récents et je réponds lorsqu'ils m'interpellent. J'aime aussi encourager une MV qui a besoin d'un coup de pouce, question de faire ma part, de rendre à la prochaine. Elles sont là lorsque j'ai besoin de soutien; l'inverse est vrai aussi! J'aime contribuer à ce beau réseau: ça m'aide à m'épanouir, et c'est une dimension du sport que j'adore.

Voilà! Je suis une MV et j'en suis fière!

Bandeau des Mères-Veilleuses de Karine Champagne, dossard du Défi Gars VS Filles
S'afficher fièrement en tant que MV!


Post-scriptum: Karine a récemment lancé le Projet 2D, sur la sensibilisation et le dépistage de la dépression, grand fléau des temps modernes. Jetez un coup d'oeil au site web, plein de ressources!

28 novembre 2015

Courir au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles

Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Parc de la Rivière-des-Milles-Îles
Pour ma longue sortie de la fin de semaine, je voulais courir dans la nature et changer de décor. J'ai jeté mon dévolu sur un parc pas trop éloigné de chez moi, soit le Parc de la Rivière-des-Mille-Îles à Laval.

L'avantage de ce parc, en plus d'être réputé pour ses beaux décors, est qu'il se situe à mi-chemin entre chez moi et chez ma amie inspiratrice. C'est l'endroit idéal pour nous donner un rendez-vous de course! Nous nous sommes donc rejointes à 8h30 en ce dernier samedi de novembre, concept auquel on n'aurait probablement pas cru il y a trois ou quatre ans à peine. Les surprises de la vie :)

Mon amie a un rythme différent du mien et, pour que la sortie soit plaisante pour tout le monde, je me suis ajustée à elle. Le but était de passer du temps ensemble, pas de battre des records de vitesse!

Il y avait une part de défi pour elle, car je voulais faire ma longue sortie, donc 8-10km, tandis qu'elle est plus habituée à faire 4-5km. Je lui avais dit qu'on pouvait faire sa distance ensemble et que je complèterais seule par la suite, mais elle voulait sortir de sa zone de confort. Un beau combo d'ajustements des deux côtés :)

En partant, on s'est entendues pour courir tranquillement pendant 1h, peu importe la distance. Comme facteurs de difficulté, il y a avait le froid et quelques côtes, mais surtout de la jasette! Ça joue sur le cardio, surtout quand on est habitué de courir seul, sans parler.

On a marché au besoin et pris quelques pauses-photos (tsé, tant qu'à choisir un parc pour son panorama!). Au final, on a parcouru 7,15km.

Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Rivière-des-Milles-Îles
Parc de la Rivière-des-Milles-Îles, bord de l'eau
Berge
On n'a pas regardé la carte des sentiers avant de partir et on a fini par courir la moitié du parcours dans les rues de Sainte-Rose, sur la piste cyclable. Le quartier est plutôt pittoresque, donc le côté visuel demeurait, et il n'y avait pas beaucoup de trafic automobile.

Après 1h, comme prévu, mon amie est rentrée chez elle. J'ai continué à courir, question de dépenser mon restant d'énergie: un peu plus de 3km en 20 minutes. J'ai pensé continuer, mais j'avais terriblement envie et je n'ai pas vu de toilettes publiques sur le chemin (j'ai vu à la toute fin qu'il y en a à l'entrée du parc... oups!!!).

Coureuse au bord de l'eau, méditation
Exercices balistiques (et contemplation)
dans la deuxième partie
Une vessie pleine n'incite pas à poursuivre longtemps! Mais c'était aussi bien comme ça, car j'étais aussi fatiguée et je dois garder de l'énergie pour le reste de la journée.

Au cours de cette portion solo, j'ai pris une mini pause pour des exercices balistiques... question de profiter du paysage. Ça fait du bien aux articulations ET au mental ;)

Côté performance: c'était un bel exercice de courir en discutant. Je ne pourrais pas soutenir une conversation à mon rythme habituel, donc ça faisait agréablement changement.

Côté endurance: en tout j'ai couru pendant 1h20 (environ 10,5km), ce qui compte parmi mes plus longues séances, et le tout pratiquement en continu. Pour une fille qui vise un 25-28km en trail l'automne prochain (et qui commence à mijoter un 50k pour l'automne 2017...), l'endurance est une qualité essentielle à travailler.

Côté température... On était chanceuses: pas de précipitations, pas de gel au sol (à part quelques plaques de glace facilement évitables dans la portion urbaine). Par contre, ouf, le froid! Je ne sais pas si c'est parce que j'allais plus lentement que d'habitude, mais j'ai gardé mon bandeau, ma tuque et mes gants tout le long. Autrement, mes doigts gelaient aussitôt! La saison froide est définitivement arrivée!

Coureuse heureuse, automne
De belles couleurs sur les joues!

26 novembre 2015

Commuter sur un nouveau chemin

Ouf! Que ce n'était pas facile de me lever ce matin! L'obscurité, la froidure, la fatigue... et le manque de motivation.

Je me suis rendu compte que je n'avais pas envie de parcourir le même chemin que d'habitude. Quand je me suis proposée un autre parcours, la motivation s'est pointée le bout du nez. Bingo!

Il faisait environ 5°C quand je suis partie, donc je ne me suis pas trop habillée. Un bandeau sur la tête et dans le cou, une camisole sous un chandail à manches longues, des pantalons, et c'est parti! Il ne pleuvait pas et il ne ventait pas trop, donc c'était suffisant.

Vêtements de course, multicouches, camisole et chandail à manches longues
Camisole pour garder le ventre
et le dos au chaud
façon de porter un bandeau pour la course, buff, bandana
Faut vraiment pas faire ça pour le look!
Plutôt que d'emprunter la piste cyclable le long de des rues Saint-Dominique puis Clark, j'ai suivi Berri et Drolet. La distance revient au même, et ça restait de la course dans des rues montréalaises, très ressemblantes à celles que je parcours habituellement... Mais ça suffisait comme changement, ça m'a fait du bien.

En arrivant au bureau, j'avais le gros sourire. Ce n'est pas toujours facile de partir courir, surtout tôt le matin, mais ça en vaut toujours la peine!

Coureuse souriante au parc Saint-Louis Montréal
Passage dans le parc Saint-Louis!

Je note donc deux trucs pour me motiver à commuter: avoir mon stock au bureau (pas le choix de me rendre... sinon je me complique la vie en traînant le double du stock au retour!) et varier le chemin.

Selfie coureuse peu motivée et coureuse souriante
C'est pas toujours facile, mais ça en vaut toujours la peine!

24 novembre 2015

Courir à la première neige

Ce matin est tombée la première neige montréalaise de l'hiver! Une vraie neige, blanche et ravissante, d'au moins un pouce d'épaisseur vers 8h. De beaux flocons dansants, comme dans les films de Noël.

Sol enneigé et bottes noirs
Première neige!
J'ai couru le soir. J'avais peur que ça se soit transformé en bouette rigide, climat montréalais oblige, mais j'ai été chanceuse! La neige est restée (un peu), et le sol était bien dur au parc Jarry.

Il faisait environ -5°C. J'ai enfilé des bas épais en laine de mérinos, des pantalons sports, une camisole sous mon super manteau Sugoi*, des gants magiques, un bandeau et une tuque. Sans oublier mes Mizuno* de trail dans les pieds, pour profiter d'une bonne traction sur le sol gelé!

Je voulais une petite sortie pour garder le rythme d'entraînement, qui est sournoisement descendu à deux sorties par semaine dernièrement. Discipline, discipline! Trois courses par semaine!

Le parc Jarry est relativement bien éclairé, mais j'ai quand même inauguré mes bandes réfléchissantes Nathan*. Je ne sais pas si elles sont vraiment pertinentes dans mon contexte, mais il vaut mieux abuser que manquer de prudence. Elles ont très bien tenu: une fois installées j'ai complètement oublié leur présence.

bandes réfléchissantes aux chevilles Nathan
Sécurité!

bandes réfléchissantes aux chevilles Nathan dehors
Faut pas faire ça pour le look...

J'étais assez fatiguée aujourd'hui, et j'avoue que l'idée de laisser tomber cette activité m'est passée par la tête pendant l'après-midi. Finalement je me suis bottée les fesses et je m'en félicite TELLEMENT! J'étais bien! Sentir l'air froid qui mord les poumons, qui vivifie l'esprit... Ça m'a rappelé combien j'aime prendre des marches l'hiver. J'ai même allongé un peu ma sortie, parce que j'aimais tellement ça. Mes genoux vont sûrement protester demain, mais bon, ma tête est contente!

J'ai parcouru 6km en 43 minutes. Pas mon meilleur temps, mais, considérant les trottoirs couverts de glace noire et la difficulté accrue de courir sur du gazon long gelé, je suis satisfaite. J'ai été assez constante pendant mes tours du parc; ce sont surtout les réchauffement et refroidissement qui m'ont ralentie.

Observations saisonnières: en suivant les conseils d'autres coureurs plus expérimentés, j'ai bien géré les températures (la mienne et l'extérieure). Grâce au manteau, je peux traîner des mouchoirs et ranger mes gants lorsque j'ai suffisamment chaud, ce qui est bien pratique. L'hiver, les fontaines du parc ne fonctionnent pas, donc je ne peux pas m'y fier pour m'hydrater.

Coureuse souriante le soir l'hiver
Coureuse épanouie!

L'hiver dernier, mon amie inspiratrice est allée courir à -30°C, avec son groupe de course. J'avoue que je l'avais trouvé un peu folle, sur le coup. Ce soir, j'ai pensé à elle et je l'ai compris. Il suffit de bien s'habiller: le reste se passe dans la tête!


*Ce message n'est pas commandité par Sugoi, Nathan, Mizuno ou aucune autre organisation ou compagnie. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.

23 novembre 2015

Yoga à la maison

Pas de course aujourd'hui! Mais, comme le blogue s'appelle maintenant Valérie bouge, je vous parle de mon activité du jour: le yoga!

J'avais prévu aller chez Soham Yoga* ce soir, mais je suis fatiguée et je me sens sauvage. Sauvage dans le sens que je n'ai pas envie de voir des gens... On n'interagit pas beaucoup pendant le cours, mais j'ai quand même décidé de rester à la maison.

Tapis de yoga dans le salon
Un tapis et Youtube,
c'est tout ce que ça me prend!
Question de bouger un peu, et surtout de détendre mon dos et mes épaules (je travaille assise devant l'ordinateur toute la journée... ouch!), j'ai misé sur des vidéos de yoga dans mon salon.

Je suis trop débutante pour prendre et enchaîner des postures de façon autonome. Je commence à bien en connaître quelques-unes (la montagne, le chat, etc.), mais j'ai besoin qu'on me guide.

J'ai donc cherché "yoga débutant français" sur Youtube (ben oui!), j'ai zieuté quelques vidéos et j'ai finalement opté pour ceux de Maryse de Diva Yoga*.

La première capsule que j'ai suivie s'intitule Cours de Yoga anti-stress de 15 minutes avec MARYSE LEHOUX (lien vers la vidéo, durée d'environ 19 minutes).

J'ai trouvé les explications claires et la séquence reposante. Les postures sont tout à fait accessibles et Maryse prend bien le temps de faire respirer. Il y avait beaucoup de blabla au début, mais j'ai aimé les explications qu'elle donne. C'est dans le même esprit que les cours auxquels j'assiste.

Par contre, sa vidéo est faite pour qu'on maîtrise les postures et qu'on les exécute ensuite à notre rythme. Elle ne laisse pas plusieurs minutes entre chacune pour qu'on "vive" la posture. On a le temps de bien l'adopter, mais dans quelques cas je serais restée plus longtemps avant de passer à la suivante. C'est une question de préférence personnelle.

Ensuite, par curiosité, j'ai regardé son catalogue de vidéos. J'ai décidé de suivre Comment assouplir et renforcer les épaules (et un bonus pour les abdominaux :-)) (lien vers la vidéo, durée d'environ 3 minutes), car j'ai les épaules pas mal coincées.

Yoga en pantalons de joggings, vêtements dépareillés
Autre avantage de rester chez soi:
être habillée tout croche et ne pas être gênée!
Pour les connaisseurs, elle montre la posture du pigeon volant. Pour les semi-connaisseurs, c'est une étape après la posture du chien, que j'aime bien (ça étire le bas du dos!!!).

J'aime bien que ce soit une posture dynamique plutôt que statique. Je la garde en mémoire, même si c'est difficile de savoir si je l'exécute bien, étant donné l'absence de miroir ou d'observateur. Pas grave, je sentais une belle différence par après!

Maryse offre plusieurs vidéos intéressantes, comme celle où elle présente Le top 5 des meilleures poses de yoga (lien vers la vidéo, durée d'environ 18 minutes). Ce sont les meilleures poses pour débutant, et elle explique surtout en quoi ces postures consistent et en quoi elles sont bénéfiques. J'avais déjà adopté ces postures chez Soham Yoga; c'est intéressant d'avoir d'autres explications pour compléter.


En somme, je suis satisfaite de ma décision. Sans remplacer les cours, ces vidéos offrent une bonne option de remplacement. Je suis restée tranquille chez moi, mais j'ai bougé. Ce n'est pas aussi complet et intense qu'en classe, mais c'est mieux que rien! Ma colonne vertébrale s'est déliée, ce qui n'est jamais de refus, et j'ai découvert une nouvelle posture.

En revanche, mes mollets sont encore bien raides d'hier!!! Ouille, le chien tête en bas!!! ;)

PS. Après une mini-recherche, j'ai découvert le site de Diva Yoga... À explorer, le contenu semble intéressant!


*Ce message n'est pas commandité par Soham Yoha, Diva Yoga ou aucune autre organisation ou compagnie. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.

22 novembre 2015

Courir le DÉFI Gars vs filles

Ce matin avait lieu le DÉFI Gars vs filles au parc Maisonneuve, organisé par Marlène Couture.

Coureuse souriante départ de course
Coureuse toujours motivée!
J'en ai parlé cette semaine. Demain, on saura qui, des gars ou des filles, ont couru le plus de kilomètres. Je saurai aussi qui a remporté un exemplaire dédicacé de ma série de chicklit, Bad Boys.

Comment ça s'est passé pour moi? Bien! J'ai respecté LA consigne: garder le sourire et ne pas babouner!

Remarquez, c'était pas très difficile... ;)

On a été chanceux: il a fini de pleuvoir avant le début du défi. On a eu droit à du beau soleil chaud (pour le mois de novembre, on s'entend), qui était le bienvenu pour compenser les bourrasques de vent froid!

Pas besoin de casquette ni de manteau imperméable. Des pantalons et un chandail en mérinos, un bandeau autour du cou et une tuque sur la tête, et j'étais bien! Même pas eu besoin de gants pour les mains: je me suis réchauffée rapidement en sortant de l'auto.

On s'est réunis au chalet du parc, ce qui contribuait à un départ agréable puisqu'on attendait au chaud, avec accès à des toilettes et de l'eau courante.

Marly discours début de course intérieur du chalet parc Maisonneuve
Marly nous jase avant qu'on coure

Après un petit discours de Marlène et une photo officielle avec tout le monde, ce fut le départ! On s'est vite dispersés au rythme de chacun, direction le Jardin botanique. J'ai pris ma vitesse de croisière, ça allait très bien malgré une petite nuit et des tendons d'Achille raides.

Montréal parc Maisonneuve l'automne
Le parc Maisonneuve

Mon objectif était de parcourir 10km sans stress, donc en me permettant de marcher ou de prendre des pauses.

Coureuse dans le chalet du parc Maisonneuve
Il fait chaud après 8km!
J'ai fait un arrêt-pipi et un arrêt récupération-pâte de fruits-dans-la-voiture, mais je n'ai pas marché pendant ma première partie de course. J'ai aussi maintenu un rythme assez constant (il faut dire que le terrain est plat: à peine une dizaine de mètres de dénivelé à la plus grosse côte).

Résultat: 8km en 46:17 (pauses exclues), un très bon temps pour moi!!! L'effet du pas-de-pression... :)


Ensuite j'ai pris un temps d'arrêt au chalet. En fait, je pensais qu'on courait entre 9h et midi, mais finalement l'événement dure toute la journée, au gré de chacun. C'est vraiment pour le plaisir!

Après une pause d'environ 10 minutes, je suis repartie pour une deuxième partie. J'ai troqué la tuque pour le bandeau sur la tête, car l'air se réchauffait.

Coureuse motivée
C'est parti, prise 2!
Mes genoux étaient sensibles et mes chevilles capotaient un peu (ainsi que mon cardio!), alors j'ai fait attention de courir dans le gazon et j'ai marché.

Résultat: 5km en 37:43, ce qui n'est pas un bon temps pour moi, mais en considérant la première partie, ça va.

J'ai parcouru 13km en tout, dont 11,5km courus, ce qui est mon record de distance. Je suis fière de moi!!!

J'aurais pu continuer, car j'étais sur une bonne lancée mécanique à la fin, mais le bas de mon corps m'aurait encore moins aimée par la suite... Physio et talons plats pour quelques jours!

Coureuse souriante au parc Maisonneuve Montréal
C'est fini! Dans le sourire!!!
Côté événement, c'était très différent d'une course officielle chronométrée.

D'abord, après un départ groupé, tout le monde s'est dispersé et a choisi sa propre trajectoire. Après un tour du Jardin botanique, j'ai préféré virailler dans le parc Maisonneuve. On portait des dossards pour nous identifier, donc on se saluait en croisant d'autres participants... et les autres promeneurs devaient se demander ce qui se passait!

Aussi, il n'y avait pas de fin prédéterminée (tout le monde court le nombre de kilomètres qu'il veut/peut et est libre de partir après), ni de remise de médaille (pas de médaille du tout, et les prix seront tirés au hasard demain).

L'ambiance était très détendue, puisqu'il s'agit d'une compétition toute amicale, avec bonne humeur obligatoire, et que les participants était dispersés dans le parc et le chalet. Ça fait du bien!

Valérie, Marly et Fannie, Brooks
Avec la représentante et l'ambassadrice de Brooks
Après ma deuxième partie, j'ai relaxé dans le chalet et j'ai jasé avec Marlène et Fannie, représentante Brooks* (c'est eux qui vendent mes soutien-gorges fétiches, les Rebound Racer* de Moving Comfort! D'ailleurs, Marly est aussi une ambassadrice de Brooks).

Ensuite il était temps de rentrer et de récompenser mes pauvres jambes avec un bon bain chaud!!!

Un bel événement, qui fait du bien au corps et au moral, surtout qu'il servait de levée de fonds pour La Grande Guignolée!



*Ce message n'est pas commandité par Brooks, Moving Comfort ou aucune autre organisation ou compagnie. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.

19 novembre 2015

Donner un livre pour la course

Dimanche prochain, le 22 novembre, je serai au parc Maisonneuve pour le Défi Gars vs filles, organisé par Courir avec les amis (aka la fameuse Marlène Couture!).

Description de l'événement: "C’est gratuit, sans inscription officielle, et illimité… illimité quant au nombre de participants… et illimité en nombre de km parcourus… c’est-à-dire que vous faites le nombre de km que vous avez le goût de faire… rien ne vous oblige à faire une distance en particulier… c’est purement et simplement amical…"

Crédit: Eve Bélanger

En gros: on commence quand on veut (l'événement commence officiellement à 9h, mais certains ont déjà annoncé qu'ils arriveront plus tôt), on finit quand on veut (habituellement vers midi), on avance au rythme qu'on veut! Ce n'est pas chronométré: chacun va indiquer son temps et sa distance dans un fichier à la fin, et le calcul détermine simplement qui, des gars ou des filles, a cumulé le plus de kilomètres.

C'est un événement basé sur le plaisir: la règle incontournable est d'avoir le SOURIRE!

Des dons seront recueillis, puis offerts, à La Grande Guignolée des médias. Plusieurs commanditaires offrent des cadeaux pour les participants: certificats de boutique spécialisées en course, massothérapie, dossards pour des courses, etc. On est gâtés!

J'ai envie de faire ma part, aussi j'offre un exemplaire dédicacé de mon premier roman, Bad Boys - À la conquête de l'acteur fabuleusement séduisant. Ce sera un cadeau exclusif aux filles, parce que j'ai un parti pris assumé pour cette équipe! Hi! Hi!

Valérie Auclair roman chicklit Bad Boys
Je vous présente mon bébé de papier!

C'est touchant pour moi de combiner ainsi ma vie de coureuse et ma vie d'écrivaine. Le blogue faisait déjà un peu ça, mais j'avais l'impression de garder mon côté romancière à part. Si la perspective de remporter un roman peut motiver quelques femmes à courir (ou à marcher) dimanche sous la pluie annoncée, j'aurai fait ma part!

Pour ce qui est de ma performance attendue: j'ai l'intention de courir au moins 10km, mais pas nécessairement en continu. Je veux aider Marlène à recueillir les dons, donc je verrai comment ça se passe de ce côté. J'aimerais aussi marcher ou courir avec d'autres femmes qui voudront de la compagnie, de la motivation. C'est un événement pour s'amuser, mais aussi pour s'entraider... et battre les gars!!! ;)

Il y aura donc probablement de la marche, mais je vais en profiter pour faire ma longue sortie: ceinture d'hydratation, casquette, petits gants, et je serai partie!

Commuter dans le vent

Coureuse pouce en l'air multicouche
Ninja de l'automne!
Commute running ce matin! Toujours pas facile de se lever dans le noir, mais ça ne sera que pour quelques semaines encore!

Je suis chanceuse: la pluie commence plus tard aujourd'hui et il fait frais plutôt que froid: presque 10°C en ville. J'ai enfilé mes capris, mais pour le haut j'étais plus embêtée. Il ventait et je n'avais pas envie de sentir le froid de l'air à travers un chandail, fût-il en laine de mérinos. D'un autre côté, il faisait trop chaud pour le manteau... J'ai fini par mettre une camisole et une veste épaisse, ainsi qu'une tuque légère sur la tête et un bandana autour du cou.

Résultat: j'ai eu trop chaud!!! Les températures sont difficiles à évaluer ces temps-ci: le même attirail aurait très bien convenu la semaine dernière. Mais là, un tissu moins chaud et un bandana ouvert sur le dessus de la tête auraient mieux convenus. Comme je faisais une "petite" distance, ce n'était pas trop désagréable, heureusement.

J'avais aussi des gants magiques pour mes mains, que j'ai enlevés après dix minutes seulement et que j'ai coincés dans mon pantalon, par manque de poches.

Coureuse rouge pouce en l'air
Coureuse qui a eu chaud!
Côté course, ça n'a pas si bien été. J'ai eu du vent de face pendant environ un tiers du trajet. Heureusement que le temps était doux et non froid!!!

J'ai fait un temps normal, mais mes membres bougeaient n'importe comment. Ça sent le risque de blessures qui augmente...

J'ai mentionné lundi que, pendant mon cours de yoga, je sentais mon corps être débalancé vers la droite: c'est certain que ça m'affecte quand je cours. Un rendez-vous chez la physio en vue? Il faudrait bien...

Il y avait très peu de voitures ce matin, alors je n'avais pas à m'inquiéter du trafic. Par contre, je n'arrivais pas à me concentrer sur mon mouvement ou ma respiration, alors j'en ai profité pour regarder autour de moi et découvrir des choses que je ne remarque pas lorsque je garde le nez vers la rue.

Il y a beaucoup de graffitis à Montréal! Je parle de graffitis "légaux", des morceaux d'art. Voici quelques exemples qui m'interpellent à chaque passage.

Graffiti urbain centre-ville de Montréal
Graffiti insolite

Graffiti urbain centre-ville de Montréal
Les dessins animés à l'honneur!

18 novembre 2015

Une entrevue avec Marly

Marlène Couture, AKA Marly, est une coureuse, une blogueuse et surtout une passionnée. J'ai déjà témoigné de son influence sur moi. Elle est l'une de mes principales inspirations par rapport au commute running et à la trail. Sa passion est contagieuse!

Le 13 novembre 2015, elle donnait une conférence intitulée Courir dehors, même l'hiver! au MEC Marché Central, et j'en ai profité pour lui poser quelques questions. Elle s'est généreusement prêtée au jeu!

selfie Valérie et Marly
Valérie et Marly!


Valérie: Dans tes conférences, tu mentionnes que ton rythme de vie très actif t’oblige à une certaine discipline alimentaire et à une organisation de ton horaire. Peux-tu décrire une semaine typique?

Marly: Le dimanche, je regarde la météo. Je fais pas ça pour me faire chier: j’essaie de courir quand il fait le plus beau. Des fois, je peux pas éviter, mais je fais pas exprès d’y aller la journée qu’il pleut. Je prépare mes vêtements et mes lunchs d’avance.
Mon meilleur mix, c’est: aller travailler en vélo le lundi matin, revenir à la course course le lundi soir, courir le mardi matin et ramener mon vélo le mardi soir. Ça me fait moins de stock à traîner.
Je cours à jeun. C’est une habitude graduelle. Je ne fais pas attention à ce que je mange la veille.
[Note de Valérie : la chanceuse! C’est pas mon cas!]
Je suis une coureuse du matin, donc je fais mes longues distances en allant travailler plutôt qu’au retour. Il y a des douches au cégep, donc c’est facile pour moi.
Je fais mes plus longues runs la fin de semaine, quand j’ai pas mes garçons. Quand je les ai et que je m’entraîne intensivement, je prends des après-midis de congé le vendredi pour courir.


Valérie: Comment détermines-tu ton horaire de cross-training, c’est-à-dire la proportion des autres sports avec la course dans une semaine ou un mois?

Marly: J’entre tous mes entraînements dans DailyMile, donc je vois toutes mes heures dans la semaine. Je tiens compte du fait que du vélo, c’est moins forçant. Quand je cours beaucoup, je fais moins de vélo. Sauf que si j'ai mon sac de linge et mes lunchs, c'est plus forçant et j'en tiens compte aussi.
J’essaie de m’entraîner au gym trois fois par semaine. Je n'ai pas de programme, car je ne les suis jamais. Il y a un gym au cégep, c’est le fun. J’y vais le matin ou le midi.
[Note de Valérie: Marlène travaille au Cégep Édouard-Montpetit.]
J’ai essayé la natation mais, l’horaire rend ça impossible. Il faut faire des choix, on peut pas tout faire.
Je ne fais pas de yoga ni de méditation.


Valérie: Tu mentionnes souvent que, pour toi, la course, c’est la vie! Quel est l’impact de la course sur ta vie, ta santé mentale, tes relations, etc.?

Marly: La course, c’est tellement ma vie que c’est comme ça que j’ai rencontré mon chum! J’avais organisé une course des amis sur le mont St-Hilaire et une de ses amies l’a amené.
Quand j’écris, c’est sur la course; mon blogue, c’est la course. Tous mes projets tournent autour de la course…
J’ai d’autres projets, comme la ligne de vêtements Marly, mais ça revient à la course. C’est pas juste courir. Là, je planifie la prochaine saison. Il faut que je choisisse mes événements, mes grosses saisons sont derrière moi.
[Note de Valérie : pour Marly, 2 ultra et un demi, c’est pas une grosse saison… comme quoi tout est relatif!]
Au début, la course a changé ma vie. Après mon 2e bébé, j’avais poids à perdre. J’ai décidé de m’entraîner pour le demi-marathon de Montréal: c’est là que je suis devenue coureuse. Je l'ai fait en secret pour pas avoir de pression, mais c'est devenu une passion.
Plus tard, avec quelques personnes, j’ai organisé des courses amicales sur le mont Royal. C’est là que j’ai commencé à être plus connue dans le monde de la course. J’aime rassembler les gens, c’était ma première carrière. J’organise les Mardis de Marly sur la Rive sud: je cours avec les débutants, je marche avec eux. Je suis pas en avant à aller plus vite que tout le monde.


Découvrez l'autre partie de l'entrevue sur le blogue où je collabore, MissVay. Marly nous parle menstruations, produits de beauté/santé pour la course, et participation des femmes à des ultras!

Vous pouvez aussi suivre ses aventures directement sur son blogue ou sa page Facebook!

17 novembre 2015

Yoga et alimentation

Hier soir, je me suis botté les fesses et je suis allée à un cours de Soham Yoga*, même si ça contraignait ma soirée. Ça me fait toujours du bien d'aller m'étirer et relaxer, il suffit de prendre le temps!

J'ai bien établi mes critères lorsque j'ai choisi cette école de yoga: je voulais un horaire souple, je l'ai! J'avais le choix entre deux cours, différents mais ouverts à tous, et j'ai pu opter pour celui qui convenait le mieux à mes plans de soirée. Une formule à la carte bien appréciée!

On a fait plusieurs postures statiques, c'est-à-dire que l'on maintient pendant un certain temps en se concentrant surtout sur la respiration. J'ai constaté que je penche constamment vers le côté droit: un débalancement dans les hanches qui revient régulièrement, à cause de ma mauvaise posture de travail. Je travaille assise pendant 7h et j'ai la mauvaise habitude de croiser les jambes, alors...

Parfois, le yoga me permet de me rééquilibrer moi-même. Hier ça n'a pas été le cas. Je ne sais pas si à cause des postures ou de la gravité du débalancement, ou encore d'un mélange des deux. Peu importe: il faudrait vraiment que je règle le problème à la source! Je peux toujours aller chez un chiro, mais c'est une dépense d'argent qui serait facilement évitable avec de la volonté!

Sur un autre sujet, depuis une semaine je me suis donné le mot d'ordre de manger 3 fruits différents par jour. C'est un conseil que quelqu'un dans mon entourage a reçu de son médecin pour régler une fatigue chronique inexplicable. Comme je suis facilement fatiguée et que je suis presque sevrée de mes antidépresseurs, qui me donnaient un bon coup de pouce de ce côté, je me suis dit que j'essaierais!

Eh bien, c'est étonnamment difficile!!! La semaine, je mange une orange en me levant, je me fais un smoothie avec banane et petits fruits, j'apporte des fruits au bureau pour mes collations, ça va relativement bien. Mais la fin de semaine... on dirait que les bonnes habitudes prennent aussi congé!

Je note les fruits consommés sur mon calendrier: ça m'aide à garder le fil et je me sens redevable, ce qui est un bon incitatif dans mon cas. Je remarque déjà que les journées où je réussis sont celles où je me sens le plus énergique, tandis que, la fin de semaine, je dormirais tout le temps.

Simplement à cause des fruits? Non! Il y a tout un contexte à considérer, et il est complexe: sevrage de médication, changement de température, d'hormones et d'alimentation, stimulation la semaine (travail, horaire, etc.) et repos normal la fin de semaine, etc.

Je crois que ce petit changement alimentaire aide, mais tout ne repose pas sur lui!


*Ce message n'est pas commandité par Soham Yoga. Personne ne m'a demandé d'écrire ce message, ni ne m'influence dans mes commentaires.

14 novembre 2015

Manger une claque au mont Saint-Hilaire

Coureuse en trail confiante pouce en l'air
Coureuse fin prête!
Aujourd'hui, course sur le mont Saint-Hilaire. Une sortie avec double défi: sa durée (1h) et son environnement (trail avec dénivelé).

Je savais que ce ne serait pas facile, mais j'ai été étonnée que ce soit aussi difficile. J'ai vu la montagne de croûtes qu'il me reste à manger afin de relever mon défi, mon Objectif, un 25-28km de trail à l'automne 2016... Ouf!

Je suis partie bien équipée, bien habillée pour la saison, avec ma ceinture d'hydratation et de la pâte de fruits, prête mentalement, pas stressée et enthousiaste. Il faisait froid mais il ne ventait pas: en forêt, on est très bien dans ce genre de température. Pas de soleil éblouissant ni de précipitation.

Sentier Rocky mont-saint-hilaire l'automne
Beau début de sentier
qui n'annonce rien de bien méchant...
Je me suis dirigée vers le sentier bleu, le Rocky trajet 1, avec l'intention de faire un aller-retour de 7,6km... ou bien de rebrousser chemin si la difficulté était trop élevée. Mon idée consistait à courir pendant 1 heure, pas de parcourir absolument une quelconque distance.

Réchauffement de 6 minutes, puis j'ai commencé à courir. Ouf, ça monte! Je n'ai pas regardé la carte attentivement avant de partir, je n'ai absolument pas fait attention au dénivelé... J'aurais pu choisir un chemin qui montait plus doucement!

Coureuse souriante au mont-saint-hilaire l'automne
Coureuse un peu découragée...
Au cours des 3 premiers kilomètres de course (excluant le réchauffement), j'ai peu couru et je me suis essoufflée beaucoup. Entre le 1er et le 2e, c'était un peu décourageant tellement je prenais de pauses.

Par contre, mon idée de rebrousser chemin avait pris le bord: j'avais envie d'aller au bout. De toute façon, je me trouvais déjà à mi-chemin du sommet... du point de vue! LA récompense des randonneurs! Alors j'ai continué.

Coureuse découragée au mont-saint-hilaire l'automne
Coureuse pas mal découragée!
3km seulement!
Au 3e km, j'avais les jambes en compote. Ça faisait presque 30 minutes que je "courais"... réchauffement exclus... Ark!

En même temps, j'étais consciente de me trouver dans une montée assez difficile, bouetteuse et glissante, et de ne pas avoir l'entraînement pour performer dans ces conditions.

J'ai persévéré en me disant que ça irait mieux dans la descente, même si les conditions du terrain laissaient deviner que ce serait tout aussi bouetteux et glissant, donc dangereux.

C'est là que j'ai mis le pied dans une mare de boue pour la première fois, au point de sentir l'eau imbiber ma chaussette immédiatement.

Je suis maintenant une vraie traileuse, que je me suis dit! Et de continuer à courir!

Sentier du mont saint-hilaire l'automne Sentier du mont saint-hilaire l'automne
Ça monte... Des feuilles mortes, de la boue...
et quelques flocons de neige!

J'ai finalement croisé LA pancarte, celle qui annonce le point du vue du Rocky. J'ai bifurqué vers la droite, plus que 100 mètres! Une mini pause bien méritée, un selfie de fierté et je repartirais...

Sauf que non! Le point de vue se trouvait à gauche, et j'étais déjà rendue à plus de 500 mètres dans la boue du sentier rouge, le Rocky trajet 2, lorsque je m'en suis rendu compte!!! OUPS! Ha! Ha!

point de vue du mont saint-hilaire l'automne
Point de vue pas-du-sommet
Tant pis! J'avais enfin une vitesse de course qui me plaisait, alors j'ai continué. Et là, effectivement, ça descendait assez abruptement, sur un chemin de roches, de feuilles mouillées et de BOUE.

Plus trop d'hésitation à marcher dans la boue: de toute façon, je n'avais souvent pas d'autre choix.

sentier du mont saint-hilaire l'automne 
Ça descend! Encore des feuilles et de la boue,
avec une bonne dose de roches!

J'ai aussi apprivoisé le saut de roche en roche, malgré ma crainte de me blesser. Tomber les fesses premières, c'est désagréable, mais ça passe. Tomber en se foulant une cheville, c'est plus tannant!

sentier du mont saint-hilaire l'automne
Fin de trajet en douceur
La descente a passé beaucoup plus rapidement que la montée, et je suis revenue au chalet 1h20 et 8,5km après mon départ, réchauffement et refroidissement inclus, avec 302 mètres de D+ (dénivelé positif)... Le trajet rouge, que je n'avais pas prévu faire, est un peu plus long que le bleu.

Les chevilles et un genou endoloris, les chaussures plus noires que roses, affamée et fatiguée, mais surtout heureuse et fière!

J'ai fait une belle course malgré les difficultés. J'ai évalué mon état de performance: je crois que je suis sur de bonnes bases mentales pour un mini-ultra de trail (je vais appeler mon objectif comme ça!).

J'ai encore au moins 10 mois pour me préparer physiquement, ce qui est suffisant pour ce que je vise, si je m'y mets sérieusement.

Chaussures de trail Mizuno boue
Souliers de traileuse! Ils étaient
complètement roses 1h plus tôt...
Autre leçon: il faut que je travaille mes abdos! Je ne les ai pas assez sollicités, surtout en descente, et je sens déjà que mon dos va me le faire regretter dans les prochains jours.

Il faut aussi que je fasse attention à mon genou droit, qui a absorbé presque tous les chocs de la descente et qui s'en est plaint immédiatement en finissant.

Note positive: c'est la première fois que je portais mon manteau Sugoi. Il aurait été trop chaud pour une course plus longue (ou plus courue!), mais, pour cette sortie, par-dessus un chandail à manches longues en tissu synthétique, c'était parfait. Yay!

En somme, je n'ai pas mangé une grosse claque sur le mont Saint-Hilaire ce matin. Juste une petite qui dit: Hé, la grande, t'as du chemin à faire si tu veux faire un 25km de trail avec le sourire! C'est pas gagné!

Le genre de claque qui se reçoit quand même bien :)

Coureuse contente pouce en l'air
Coureuse fière d'elle malgré tout!

Lac du mont Saint-Hilaire l'automne
Le lac du mont Saint-Hilaire